Contraintes

Le confort de l’assise est primordial, car de la position de l’occupant handicapé (pilote ou passager) dépend son confort.

Le handicap est un facteur à prendre impérativement en compte, car du fait de la lésion (ou autres troubles)  la plupart des muscles servant à la tonicité du tronc/bassin/jambes sont défaillants ce qui entraîne un manque de stabilité en position assise.
Les mouvements du fauteuil induisent des pertes d’équilibre difficilement corrigeable (selon les atteintes) sans une position stable et maintenue dans le fauteuil. Ce qui est surtout vrai au sol, mais aussi en vol.

 

L’assise doit transmettre au pilote les informations induites par les mouvements de l’aile, mais aussi transmettre à l’aile les actions de pilotage (pilotage sellette par transfert de poids).

Il y a ici 2 approches :

  • une sellette de parapente avec des roues
    • la sellette est déjà conçue avec une triangulation qui permet de s’accrocher et de piloter en toute sécurité une aile (déport de poids, triangulation, ventrale, …)
    • la sellette est, selon les modèles, conçue pour être plutôt confortable et avec quelques réglages
  • un ensemble roulant accroché à un parapente
    • l’ensemble (le fauteuil) doit être correctement triangulé, cela doit être fait par un professionnel
    • les mouvements de l’aile (roulis, tangage) seront transmis au fauteuil par les endroits où le fauteuil est sanglé/maintenu et en fonction de sa triangulation
    • Les mouvements / déports du pilote dans le fauteuil auront l’efficacité du déport sur une sellette, en fonction de la largeur de l’assise, des point d’accroche de la triangulation, de la hauteur des maillons

       

Personnellement je préfère l’approche sellette pour la liberté de mouvements qu’elle procure.


C’est à dire que pour piloter efficacement il faut pouvoir transférer le poids du pilote d’une demi aile à l’autre.

Comme nos jambes/fessiers sont en général inactifs, cela passe par la mobilité des épaules et du torse. L’équilibre manquant dû au handicap est compensé par un appui sur les élévateurs (avants bras / poignets).

Sans mobilité, le transfert est plus que réduit et donc l’efficacité au pilotage moindre. Vidéo pilotage avec transfert torse ci contre

 

La problématique de l’équilibrage de l’ensemble volant est accentué par l’utilisation d’une sellette

Le type de sellette utilisé donnera un premier comportement en vol, lié à la conception de la sellette elle même. En général des réglages (principalement lombaires) sont déjà présents sur celle-ci.


Mais le fauteuil « accroché au cul » contrariera forcément son comportement initial. D’où l’importance de l’équilibrage du « poids mort » autour de la planchette comme axe de référence x/y/z. Et donc l’importance de pouvoir régler la position du fauteuil (par rapport à la position de la planchette suspendue au portique) par différents moyens. Ou, « Faire l’assiette » dans le jargon.

 

Issu du CDC FFVL 2003

le croisillonage est total , la mise en virage n’est en aucun cas troublée par un roulis inverse du fauteuil ; Cela n’est pas du à un croisillonage “facial” mais à une combinaison de croisillons placés au centre de gravité et à l’arrière du fauteuil.

MP : En effet, pas de roulis inverse, en école et phase d’apprentissage c’est une bonne chose, en vol solo il manquera les infos que transmet l’aile dans son comportement naturel. Une fois ces mouvement de roulis compris et maîtrisés, ils sont des indicateurs précieux en thermique, mais aussi et surtout en pilotage préventif (prévenir l’incident de vol) et le croisillonnage devient vite une gêne

Concrètement / Succinctement

BI-PLACE

Le passager doit absolument pouvoir être maintenu correctement et suffisamment protégé des chocs éventuels

Une tenue sus-lésionnelle à l’atteinte est importante. Le maintient de la tête peut être indispensable selon les niveaux d’atteinte

Le risque d’escarres impose des protections (mousses, coussin)

Un siège baquet bien conçu permet d’avoir un positionnement correct pour le passager (pas de mauvais appuis eschions, appuis des membres sur structure)

Un réglage du support des membres inférieur doit pouvoir être effectué pour assurer le bon positionnement du passager

Une protection thermique peut être nécessaire pour les jambes mais aussi, pourquoi pas, qui remonte plus haut (voir ex. annecy handibi : annecyhandibi.com/news)

L’ensemble doit pouvoir être réglable en assiette (car en fonction de la morphologie, taille, poids du passager l’assiette variera)

SOLO / ECOLE

Les points ci-dessus sont valables (confort, maintient, protection, réglages) en pilotage solo ou école

L’assise peut être de type baquet pour le début de la phase d’apprentissage (pente école) mais devrait rapidement évoluer vers une « sellette qui transmet » afin d’appréhender le roulis et la manière de le gérer

 

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